Profil

  • Richard Khaitzine
  • Le blog de Richard Khaitzine
  • Homme
  • 20/09/1947
  • Paris cinéma peinture culture artiste
  • Ecrivain, Historien, conférencier né à Paris en 1947

Présentation

Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 12:31

Jack London : Vagabondages entre Terre et Ciel

 

 

 

 

 

 

                                                                Avant-propos

 

 

    Jack London représente un cas unique au sein de la littérature mondiale. Si sa courte existence se trouva bornée par deux dates, – semblable en cela à toute vie –  celle de sa naissance, en 1876, et celle de sa mort, en 1916, il traversa le firmament littéraire à la vitesse d’un météore. En effet, sa véritable carrière d’homme de lettres ne débuta qu’en 1900 mais, en seulement 16 ans, il publia une cinquantaine de livres. La performance serait déjà extraordinaire de nos jours, mais imaginez le travail que représentait la rédaction d’un livre  à l’époque. Du temps de Jack London les livres s’écrivaient encore à  la plume, et se dactylographiaient sur l’une de ces antiques machines à écrire de type underwood,[1] lesquelles évoquent pour nous, hommes du XXIe siècle, habitués aux ordinateurs, une période antédiluvienne.

 

  Rien ne prédisposait l’enfant né dans une famille pauvre à devenir l’un des plus grands écrivains américains et sans doute le plus prolifique. Le plus surprenant demeure que, mis à part une infime partie de sa production, ses écrits sont d’une excellente facture. Jack London exerça tous les métiers, y compris les plus pénibles et les plus insolites et ceci explique, peut-être, l’engouement que suscita son œuvre, une œuvre indémodable parce que s’inspirant de la vie et de thèmes possédant une résonance universelle. Néanmoins, l’extrême originalité de son inspiration ne saurait occulter la prescience dont fit preuve cet homme né dans le dernier quart du XIXe siècle. Il suffit de lire Le Talon de fer pour constater que Jack London affichait un pessimisme réaliste quant au devenir de la société. Car, ne nous y trompons pas, même si sa vision cauchemardesque d’un monde dominé par le fascisme armé ne s’est pas réalisée – bien qu’il s’en soit fallu de peu –  la mondialisation et son cortège d’horreurs économiques n’en constituent pas moins une philosophie politique de même inspiration. Pour être larvée, et bien que s’avançant masquée, cette monstruosité existe toujours et la « bête » se refuse à crever. On aurait tort de croire que la défaite du nazisme, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale,  en ait extirpé les racines. Semblable à l’hydre de la mythologie grecque, le fascisme possède plusieurs têtes qui, coupées, repoussent. Car comme chacun le sait : La plus grande ruse du diable c’est de donner à croire qu’il n’existe pas ! C’est dire si les écrits de Jack London sont, plus que jamais, d’une brûlante actualité.

 

   Curieusement, les livres de Jack London furent, en France, longtemps considérés comme appartenant à la littérature enfantine. Ce quiproquo tient au fait que son nom était surtout associé aux seuls récits « animaliers » : Croc blanc, le splendide Appel de la forêt, et les plus fades Jerry dans l’île et Michaël chien de cirque. Que ces titres aient été catalogués « romans animaliers » en dit long concernant l’inanité de la Critique. Or, qu’il s’agisse de Croc blanc ou de l’Appel de la forêt, cette qualification se trouve à peu près aussi exacte que celle qui fut accolée au chef-d’œuvre de Richard Bach : Jonathan Livingston le goéland. Dans ces deux cas, nous sommes en présence de magnifiques paraboles. Au-delà d’une lecture littérale, Croc blanc se veut une magistrale métaphore ayant pour sujet le long parcours et les souffrances qu’exige le passage de la sauvagerie à la civilisation… ou plutôt de la liberté à ce mirage policé dont on voudrait nous convaincre qu’il mérite son nom. Dans ce domaine, comme dans celui du « paganisme », annihilé et remplacé par les religions dites révélées,  il y a travestissement des faits et mensonge. Nul ne saurait s’en étonner dès lors que l’on constate que « l’Histoire est écrite par les vainqueurs ». Jack London était trop lucide pour ne pas en être convaincu et ce fut, sans doute la raison qui l’incita à prendre le contre-pied de sa démonstration dans l’Appel de la forêt, roman mettant en scène un chien domestiqué, arraché à son existence douillette, et qui se voit contraint de «  lutter pour survivre » dans un milieu hostile. Mais, contrairement à Croc blanc, Buck choisit de céder à l’appel de la nature, de fuir la civilisation et de retourner à la vie qui fut celle de ses ancêtres lointains.

  Ces différents thèmes sont omniprésents dans ses livres, et ce que l’action se situe dans les solitudes glacées du Grand Nord, sur les sombres océans déchaînés – que l’on se souvienne du féroce capitaine Loup Larsen héros du Loup des mers –, ou encore au sein de ces cloaques où se développe le paupérisme engendré par l’exploitation de l’homme par l’homme. À l’instar de ses romans dont l’action se situe sur terre, les livres rédigés par Jack London, et ayant pour cadre les océans, ne sont pas uniquement des ouvrages « maritimes ». Les restreindre à cette désignation serait aussi absurde que de vouloir expliquer le Moby Dick de Melville uniquement  par une chasse à la baleine… fut-elle blanche. [2]

   Ne nous leurrons pas, si les baleines blanches ne courent pas les rues de nos mégalopoles, les loups, quant à eux, ne hantent pas exclusivement les forêts sauvages. Nos modernes cités, supposées être civilisées, en regorgent. Ces « loups », arpentant l’asphalte, font preuve d’une brutalité, d’une sauvagerie, d’une férocité, qui n’ont rien à envier à celles de l’espèce quadrupède. Ce fut sans doute ce constat qui fit écrire, déjà, à Victor Hugo que « l’homme est un loup pour l’homme ». Il existe pourtant une différence fondamentale entre l’animal et l’homme. La voracité du premier est motivée par un besoin primaire, une fonction physiologique… se nourrir. Chez le second, la nécessité ne prime pas ; il s’agit d’assouvir d’autres appétits : le goût du pouvoir, de la domination, de la possession. Et l’assouvissement de ces appétits n’a pas l’excuse du moindre impératif vital. Ce parallélisme, déjà à son époque, Jack London en était indubitablement et douloureusement conscient. Il connaissait le monde du travail, la condition du salarié, esclave moderne et qui n’a pas conscience, la plupart de temps, de sa condition. Il avait affronté le plus sauvage d’entre tous les prédateurs… le Capitalisme, rebaptisé pudiquement, outre Atlantique « libre entreprise » et s’étant revêtu, plus récemment en Europe du nom équivoque de « libéralisme ». On a pu en constater récemment les effets dévastateurs, engendrés par le marché des subprimes et la spéculation financière internationale, lesquels ont failli replonger le Monde dans la situation qui fut celle consécutive au krach de 1929.

 

   Déjà au faîte de la célébrité, London connut une certaine désaffection du public, suite à son action militante et à l’engagement politique de ses écrits. Que n’a-t-on dit au sujet du marxisme affiché de l’écrivain nord américain ? Certes, London avait lu Marx et il avait milité au Socialist labor party, mais de là à voir en lui un communiste convaincu il y a une marge de la taille d’un fossé. Pareillement, à intervalles plus ou moins réguliers, la Critique le taxa d’avoir cédé à la fascination qu’exercent les personnalités nietzschéennes. Il s’agit d’un malentendu soigneusement  entretenu, voire d’une insidieuse calomnie. Que ce soit dans Le Loup des mers, dans Martin Eden, dans Radieuse Aurore ou au sein de nouvelles comme La Force des Forts, la dénonciation musclée des idées de Nietzsche est incontestable, sans équivoque. Disons-le nettement, sur le plan philosophique, Jack London était plus proche des idéaux libertaires que des dogmes communistes. Si son dégoût de l’injustice sociale était très fort, il n’adhérait pas pour autant aux thèses marxistes. Il était bien trop lucide et sceptique pour se fondre dans un parti fut-il de travailleurs. Sur ce point, l’Appel de la forêt se montre très explicite.

 

  Ce fut un autre sceptique, français celui-là, qui encensa Jack London. Un an avant que les surréalistes ne déposent sur son cercueil le pamphlet Un cadavre, Anatole France, membre de l’Académie française – qu’il battait froid depuis l’affaire Dreyfus – écrivit dans la préface au Talon de fer les lignes suivantes :

  «  Le Talon de fer, c’est le terme énergique par lequel Jack London désigne la ploutocratie. Le livre qui, dans son œuvre, porte ce titre fut publié en 1907.[3] Il retrace la lutte qui éclatera un jour entre la ploutocratie et le peuple, si les destins dans leur colère, le permettent. Hélas ! Jack London avait le génie qui voit ce qui est caché à la foule des hommes et possédait une science qui lui permettait d’anticiper sur les temps. Il a prévu l’ensemble des événements qui se déroulent à notre époque. L’épouvantable drame auquel il nous fait assister en esprit dans Le Talon de fer n’est pas encore devenu une réalité, et nous ne savons pas où et quand s’accomplira la prophétie de l’Américain disciple de Marx. »

 

  Il est une autre question, vite évacuée, parce que dérangeante, c’est celle relative à ce qu’il est convenu de désigner pudiquement par « la tentation de l’au-delà ». Comment concilier le militantisme résolument matérialiste de Jack London avec des préoccupations métaphysiques. C’est que l’homme est un animal craintif ; il a besoin de repères, de certitudes et n’apprécie que fort peu le mélange des genres. London en quête de spiritualité ? Allons donc ! Le goupillon, cela se sait, a toujours penché du côté de l’ordre établi et de la morale bourgeoise. Quant à la racaille regroupée derrière le drapeau rouge ou noir, elle est farouchement anticléricale. Soit ! Mais il y a loin des clichés à la réalité, beaucoup plus nuancée. Spiritualité n’a jamais été synonyme de religiosité. On peut être communiste, socialiste, voire anarchiste, ne pas accorder le moindre crédit aux mythologies judéo-chrétiennes, éprouver de la défiance à l’égard des cerbères s’étant autoproclamés les gardiens de sanctuaires mensongers, sans pour autant être dénué de curiosité. À un moment de sa vie, Jack London se posa les questions essentielles et le fait est attesté. Il lui fallut beaucoup de temps pour en arriver à ce stade. Auparavant, il fut contraint de s’affranchir d’un héritage intellectuel familial encombrant et auquel il était allergique. Toutefois,  il ne pouvait totalement faire l’impasse. La génétique revendiqua ses droits. Cela se passa en trois temps. Tout d’abord, il y eut de brèves, mais répétitives, incursions dans le domaine du fantastique, pour ne pas dire « paranormal ». Simples exercices de styles concluent les biographes ; peut-être, mais qui portaient en germes un dernier grand roman : Le vagabond des étoiles, considéré comme une excrétion de la pensée par des critiques alexiques qui n’y ont longtemps vu qu’une aimable fantaisie prenant pour thème la réincarnation. Ils ignoraient alors que tout ne relevait pas de la seule fiction dans ce grand roman, prodigieusement documenté. Le héros, condamné à la peine de mort, Darrell Standing, était largement inspiré d’un personnage authentique ; quant au Tigre, victime de la société, condamné une première fois pour la mort d’un homme – qu’il avait tué en état de légitime défense – et qu’un système pénitentiaire inique et sadique transforma en une bête féroce avant de l’exécuter, il exista bien réellement. Il se nommait Jacob Oppenheimer. En 1911, Jack London rencontra Ed Morrell, l’homme qui lui inspira Darrell Standing. Morrell se battait pour obtenir la grâce d’Oppenheimer et, afin d’obtenir l’aide de l’écrivain, il lui fit de terribles confidences quant au traitement inhumain appliqué aux détenus au sein de l’univers carcéral. London en fut horrifié. Néanmoins, il fut sans doute fortement troublé par des confidences d’une toute autre nature. Toujours est-il que lui, l’écrivain rationaliste, convaincu que « lorsqu’on était mort c’était pour longtemps », sortit de ce premier entretien extrêmement ébranlé, obligé de réviser ses certitudes les plus ancrées.

   Depuis la publication, par 10/18, dans les années 70, de la quasi intégralité de l’œuvre de Jack London, augmentée de préfaces de Francis Lacassin, cette histoire est connue. Cependant, aveuglés par certaines ambiguïtés qui se peuvent relever dans les déclarations, en apparence, contradictoires de London, les critiques continuent de véhiculer l’image d’un écrivain athée, uniquement convaincu de la véracité des théories évolutionnistes. Nous nous efforcerons d’expliquer ce hiatus lorsque sera abordée la fin de sa vie. Disons simplement, afin de ne pas livrer dès à présent le fin mot de cette énigme, que Jack London s’en est expliqué dans un récit autobiographique paru en 1913. L’ouvrage est intitulé Le cabaret de la dernière chance et son auteur y relate, sans farder la réalité, son existence d’alcoolique. Il prit l’habitude de boire très jeune ; mais souvenons-nous que ce fléau social, dénoncé par Zola dans L’Assommoir, ne touchait pas uniquement le monde ouvrier et qu’il existait – et existe toujours un alcoolisme qualifié de mondain. Quel savant usage de l’euphémisme. Notons au passage que l’ostracisme n’était pas absent de la façon dont était perçu le buveur, selon sa condition sociale. Alors qu’un ouvrier s’adonnant à son vice était qualifié d’ivrogne, le mondain qui satisfaisait son penchant destructeur, dans les cocktails, raouts et autres pince-fesses, était considéré comme un noceur. L’alcool   constitua-t-il  la clé ultime qui ouvrit à Jack London « les portes de la perception », selon l’expression d’Aldous Huxley ? On ne peut exclure cette hypothèse, même si elle n’est pas sociologiquement correcte. Mais, après tout, Jack London ne fut jamais conformiste.   

 

   Jack London mourut en 1916. Il n’était âgé que de quarante ans. Aujourd’hui encore une controverse perdure. Il fut admis, durant des décennies, que l’écrivain se suicida en absorbant de la morphine. Immédiatement après la mort de Jack London, sa femme Charmian – fut-elle préoccupée du qu’en dira-t-on, ou voulut-elle préserver sa mémoire ? – répandit le bruit selon lequel la mort de Jack avait été provoquée par une crise d’urémie. Cette version fut reprise en 1969, suite aux déclarations d’un médecin. Il est vrai que le suicide de l’un des plus grands écrivains de tous les temps faisait un peu « désordre » dans une société puritaine  imprégnée jusqu’à la moelle de morale judéo-chrétienne. Presque cent ans plus tard, rien n’a changé. Nous assistons à un retour en force du politiquement correct, du « penser comme tout le monde », à l’instauration d’un monde où les interdits ont force de loi et ne laissent aucune place à la liberté de penser ou d’être autrement. Aussi, voit-on admise, quasi unanimement, la thèse selon laquelle London mourut d’un empoisonnement du sang provoqué par un accès d’urée, quitte à ne plus mentionner le témoignage, dérangeant, mais ô combien expressif, d’un proche de l’écrivain.

   Au lendemain du décès de son ami, Upton Sinclair – ne se méprit pas – et outré, il déclara : « À travers sa vie entière, Jack London marcha dans les pas de Martin Eden et choisit son destin. En vérité, il est honteux et tragique pour notre littérature que l’Amérique capitaliste, par une philosophie de rapacité et d’égoïsme, soit parvenue à voler l’esprit de cet homme. » Il était bon de le rappeler afin de faire contrepoids à la « vérité » officielle.

   Mais qu’est-ce qui motiva le suicide de cet homme comblé par la vie ? La même question peut se poser à propos d’un autre écrivain américain.

   En  1957, Edward Dmytryk réalisa le très beau film Raintree County, adapté  du roman éponyme. Le film, ayant pour toile de fond la guerre de sécession, sortit en France sous le titre L’Arbre de vie. La critique le compara à Autant en emporte le vent. Toutefois, le film est loin de restituer la sombre beauté du livre [4] et l’extraordinaire fascination qui s’en dégage, pas plus que le parcours métaphysique – pour ne pas dire initiatique – du héros : John Shawnessy. Cinq lignes suffisent à donner le ton :

 « Il était pourtant normal de l’appeler monsieur shawnessy (sans majuscule) puisqu’il passait son temps à entrer et sortir de Mr Shawnessy avec une surprenante rapidité et à user de cet obligeant compagnon comme d’une gare. En réalité monsieur shawnessy se servait de Mr Shawnessy comme d’un homme de paille, d’un masque facile qu’il s’était efforcé pendant toute son existence d’adapter à sa vie sociale. »

  Celui qui écrivit ces lignes se nommait Ross Lockridge Jr et était né dans l’Indiana en 1914. Il fit ses études à l’Université puis à la Sorbonne. Il se maria en 1937. Père de quatre enfants, professeur à Harvard, en 1947 il fit publier son premier et unique roman qui devint un best-seller. Les photographies montrent un jeune  homme dont les traits ne sont pas sans évoquer le charme de l’acteur Tyrone Power. Selon ses biographes, Lockridge souffrait d’une grave dépression. Il se suicida en 1947 en absorbant du monoxyde de carbone.

  Dans le cas de Jack London, comme dans celui de Ross Lockridge, [5] l’explication semble devoir être recherchée ailleurs. Se pourrait-il, qu’ayant eu accès à une certaine révélation d’ordre « spirituel », et ne pouvant plus, dès lors, se satisfaire d’une existence ressentie comme insipide, les deux écrivains se soient donnés la mort ? Cette hypothèse n’est pas sans évoquer une histoire rapportée par Dostoïevski, dans l’Idiot. En route vers la potence, un soldat condamné, au lieu de se concentrer sur ses chances de salut, lâche prise, abandonne son ego et se fond dans une expérience extatique. Il devient totalement conscient   

de ce qui l’entoure, comme s’il voyait le monde pour la première fois, entrant dans une nouvelle réalité existentielle pour – les supposées – cinq dernières minutes de sa vie. Il est sauvé de la pendaison, in extremis, un cavalier apportant sa grâce.  En vue de retrouver cet état d’hyper conscience, il se met à boire et meurt alcoolique cinq ans plus tard.

   L’intensité d’une telle expérience doit nécessairement déboucher – pour celui qui l’a vécue – sur une interrogation : est-ce que « la vie ment pour vivre ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] . La machine Underwood ne fit son apparition qu’en 1898, soit 20 ans après la machine à écrire de chez Remington.

[2] . Les jeux de mots et autres calembours foisonnent dans l’œuvre de Melville. Moby Dick en est un exemple. En anglais mob désigne la foule, la cohue, «  l’ameutement » diabolique et dick… le malin, le diable.

[3] . L’illustre écrivain se trompe. Le livre fut publié en février 1908, à New-York,  aux éditions Macmillan.

[4]. Il est regrettable que ce véritable chef-d’œuvre de la littérature américaine n’ait été publié en France que dans une version très abrégée. Lorsque le livre sortit aux U.S.A., il comportait plus de 1000 pages, la version française n’en présente que le quart.

[5]. Encore que, depuis les confidences de son fils Ernest, brillant universitaire, on sache que d’autres facteurs soient entrés en ligne de compte. Il y avait un lourd héritage familial et des « squelettes dans le placard ». Sont évoqués la pédophilie, l’influence de la doctrine de Mary Baker Eddy – propagandiste de la Christian Science –  au sein de la cellule familiale, ainsi que le rôle d’Alfred Kinsey, le « grand sorcier » de la sexologie, dont l’institut fut fondé à Bloomington, ville de résidence de la famille Lockridge. Le livre du professeur James H. Jones ternit quelque peu l’image du « bon Docteur » lequel, selon l’auteur, était « un homosexuel sadomasochiste » et « utilisa dans ses recherches des séquences filmées d'abus sexuels sur des enfants ». En outre, Ross Lockridge fit un séjour à l’hôpital méthodiste – il y fut inscrit sous le pseudonyme de Charles E. Duncan – où il fut soumis à un traitement qui n’améliora certainement pas sa dépression : prises en grande quantité de Séconal et d’insuline, plus électrochocs. Tout ceci contribua à hâter la fin prématurée de l’un des plus grands écrivains du XXe siècle

Par Richard Khaitzine - Publié dans : news, mes nouveaux livres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 12:08

     

    Robin Hood, le célèbre hors-la-loi, réfugié avec ses joyeux compagnons dans la forêt de Sherwood, luttant contre le Prince Jean est un personnage universel. Ses aventures ont été maintes fois portées à l’écran et des comédiens célèbres l’ont incarné: Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Richard Todd, Sean Connery, Kevin Costner et, plus récemment, Russel Crowe, pour n’en citer que quelques-uns.    Walter Scott, dans Ivanhoé, puis Alexandre Dumas, au sein de deux romans – qui sont en réalité la traduction, par Marie de Fernand, d’un roman écrit par le Britannique Pierce Egan – ont fortement contribué à construire sa légende. Pourtant le nom du célèbre archer circulait déjà bien avant le XIXe  siècle. On en trouve la trace dans des balades dès le XIVe, dans Piers Plowman (Pierre le Laboureur), un long poème, attribué à William Langland,  dans l’œuvre de Geoffrey Chaucer, traducteur du Roman de la Rose, livre fortement teinté de symbolisme hermétique et, plus tardivement, dans l’œuvre de Shakespeare.   Mais Robin Hood fut-il un personnage historique ou un mythe ? Tout mythe se forge sur des éléments historiques, enjolivés par l’imagination populaire, qui lui insuffle des élans poétiques. Mais ce qui se sait moins, c’est que les mythes sont très fréquemment porteurs de confidences relatives à une science mystérieuse.   Richard Khaitzine, passionné de littérature internationale, vous invite à effectuer un étonnant voyage dans le passé, un voyage jalonné de surprenantes révélations historiques et linguistiques, impossibles à déceler pour qui n’entend pas la Langue des Oiseaux, dénommée également pun ou cant par les anglo-saxons.   Ce périple au sein de l’Histoire anglaise, des mythes et du symbolisme, débouche sur des prolongements aussi étonnants qu’inattendus, tels que le culte de la fertilité, les fêtes du mois de Mai ou même les origines de la république française incarnée par … la Marianne, un prénom qui fut celui de la compagne de Robin comme de la grande déesse des Anciens.   Et si la légende de Robin des Bois était, avant tout, un récit ironique, narquois, ce dernier terme caractérisant celui qui « décoche des traits – ou flèches – d’esprit ?                         

Par Richard Khaitzine - Publié dans : news, mes nouveaux livres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 13:58

guide

Par Richard Khaitzine - Publié dans : news, mes nouveaux livres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 13:38

   

 

 

 

 

GALERIES ET

PASSAGES DE PARIS

À LA RECHERCHE

DU TEMPS PERDU

Richard KHAITZINE

En 1850, Paris comptait 150 passages couverts

qui, en majeure partie, furent détruits lors des

travaux menés par le baron Haussmann.

Aujourd’hui, il ne subsiste qu’une vingtaine de

ces constructions qui sont les témoins muets

du passé. Muets ? S’il leur était donné de parler,

ils auraient bien des histoires et de l’Histoire à

vous conter.

304 pages - réf 29321

Broché - 12 x 19 - Photos N&B - EAN 9782356620323 - © 2010

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les plus grands écrivains ont évoqué ces lieux d’un autre âge au sein de leurs romans. Ainsi, Balzac

nous a restitué l’atmosphère qui régnait dans les Galeries et passages du Palais-Royal, lieu du jeu et

de la prostitution et qui fut le quartier général des membres de la Bande Noire, ancêtres de nos

modernes spéculateurs. L’érudit et fantaisiste Gérard de Nerval s’y livra à ses excentricités et Diderot

y vécut un amour passionné… enfin, peut-être !

Plus récemment, Boris Vian et Serge Gainsbourg débutèrent au Milord l’Arsouille, cabaret qui

accueillait, Ferré, Brassens et Brel. Zola, quant à lui, planta le décor de Nana sous les lambris du

passage des Panoramas. Mais qui se souvient, qu’en 1832, Victor Hugo faillit être tué, au passage du

Saumon ? Deux ans auparavant, il aurait pu croiser Alexandre Dumas, vêtu en chasseur et armé d’un

fusil de chasse, venu participer à l’insurrection de 1830. L’univers de la BD n’est pas oublié et ce n’est

pas la moindre des surprises qui vous attend dans le sombre passage des Patriarches. Edgar P. Jacobs

et sa célèbre Marque Jaune, y ont laissé une curieuse énigme, en l’occurrence une vignette muette,

comportant un phylactère privé de son texte, de sa Parole.

Dans la collection Le p’tit flâneur :

Réf 12101 Réf 17417

LE MERCURE DAUPHINOIS

 

Publié dans : news, mes nouveaux livres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 18:02

richardkhaitzine

 

Mon actualité

par richardkhaitzine @ 2008-10-16 - 18:51:46

Bonjour les Amis,

Je suis  de passage. Et tout d'abord, merci à celles et ceux qui m'ont souhaité un bon anniversaire... ce dont je viens seulement de prendre connaissance. Il faut dire que j'ai été et suis encore quelque peu occupé. En effet je me suis absenté à différentes reprises afin de donner des conférences en Suisse et au Luxembourg. Ensuite, j'ai préparé la sortie de mes nouveaux livres... 4 d'un seul coup, chez un nouvel éditeur: 2 essais:  Comprendre l'alchimie ,  Le comte de Saint-Germain, hypothèses et affabulations et 2 romans:  Paroles de Messie, un roman initiatique qui revisite les évangiles... sans être parole d'évangile... très iconoclaste, mais drôle. Du moins je l'espère! Enfin, un polar, un vrai, avec une solide intrigue et des dialogues décalés et hilarants en hommage au grand Michel Audiard.

Je vous en donne un avant goût ci-après et vous indique les coordonnées de mon éditeur chez qui vous pouvez les commander en direct, par mail, courrier ou téléphone. En effet, nous avons décidé de nous passer de distributeurs classiques de plus en plus gourmands. Nous préférons utiliser nos propres réseaux et les ressources d'internet. En cela nous représentons l'avant-garde d'un système de remplacement qui a tendance à se mettre en place dans tous les domaines. Notre mot d'ordre? Commençons par nous réaproprier la diffusion de la culture, le reste suivra!
Avez-vous remarqué que le système libéral ou capitaliste sauvage a du plomb dans l'aile. A dire vrai, "le canard" s'est fait couper le cou et continue de courir... par réflexe. Il est mort et ne le sait pas ... contrairement à celui du délicieux Robert Lamoureux.
J'en profite pour vous annoncer que, dans le même ordre d'idées, avec des amis, je collabore à la création d'une revue "Planète Gaia" qui devrait voir le jour au début 2009. Cette revue reprendra tous les fondamentaux culturels et ce dans tous les domaines. Nous bénéficions d'un financement qui, s'ajoutant aux abonnements et à la vente d'un minimum d'espaces publicitaires, nous permet d'avoir les moyens de nos ambitions et de nous passer, là également,des diffuseurs gloutons. Dès aujourd'hui nous construisons la société de demain.   

 

 

Comprendre l'Alchimie
 

 

 En 1937, le physicien Jacques Bergier rencontra un Alchimiste dans les locaux du Gaz de Paris. L'Homme lui fit d'étranges confidences. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Bergier fut contacté par une mystérieuse officine américaine qui lui demanda de retrouver la trace de l'Alchimiste connu sous le pseudonyme de Fulcanelli. Jacques Bergier, bien des années plus tard, raconta cet épisode curieux, notamment dans le célèbre   Matin des Magiciens. Tel est le point de départ de ce livre vous invitant à une plongée fascinante au sein de l'Alchimie moderne. Au fil des pages vous découvrirez, qu'en plein XXe siècle, il existait encore des Faiseurs d'Or et des Alchimistes qui disparurent sans laisser de traces. Plus surprenant, encore, vous apprendrez que l'Alchimie, pour survivre et se propager, utilisa la culture populaire : romans, peintures, architecture religieuse et civile, jeux, contes de fées, fables, fêtes. Au cours de ce périple vous croiserez la route de personnages, réels ou non, aussi célèbres que Quasimodo, Esméralda, Roméo et Juliette, Don Quichotte, Cyrano de Bergerac, Arsène Lupin, Rouletabille, Chéri-Bibi qui tous, sans que vous vous en doutiez, possèdent des rapports avec l'Alchimie.

Cette enquête, aussi passionnante que la plus subtile des intrigues policières, vous révélera tout ce qu'il faut savoir concernant la pratique de la plus ancienne des sciences : ses moyens, ses buts et le rôle primordial joué par la Lune. Des expériences, faciles à exécuter, et donnant des résultats visibles, vous convaincront que l'Alchimie n'est pas un mythe mais bien une réalité. Une fois la lecture de ce livre achevée, vos certitudes les mieux ancrées auront été bouleversées, votre sens des valeurs s'en trouvera profondément modifié. Au sortir de ce voyage au sein des mystères du Temps et de l'Espace, vous aurez acquis la certitude que l'Esprit constitue toute matière et qu'il lui survit.
 

Né à Paris en 1947, Richard Khaitzine, écrivain, scénariste, conférencier, historien, journaliste. Ce spécialiste en philosophie  religions, et littérature internationale, auteur  de plus de 30 ouvrages qui sont aujourd'hui des références principalement en alchimie. Il est intervenu dans  plusieurs émissions de télévision, notamment  Mystère sur TF 1, mais aussi,  Babylone sur France 2, ainsi que dans de nombreuses émissions de radio.

                                     
 
ISBN : 978-2-917803-02-8

PRIX : 24.00 euros

 
 
 
Paroles de Messie
 
                    
 
   Et dire que ces crétins de Romains avaient pensé acheter Judas, lui qui de plus était le trésorier de la com­munauté et qui, à ce titre, avait la garde de toutes leurs économies. Ils lui avaient donné trente deniers...
Trente deniers, une misère ! Il n'y avait pas même de quoi acheter un flacon de par­fum avec cette aumône !
Stupides et pingres ces Romains !
  Enfin, pas tout à fait... Il fallait être juste, la modicité du prix de la trahison figurait, comme le reste, dans le scénario, même si ce détail paraissait peu crédible. Il en avait, d'ailleurs, touché deux mots à l'auteur, seu­le­ment ce dernier avait ses susceptibilités et n'avait pas voulu en démordre.
  Avouez que, compte tenu de la mauvaise volonté de tous ces seconds rôles, il fallait une certaine dose d'op­timisme pour tenter de faire que l'Histoire et les Écritures aillent dans le même sens et que s'accom­plissent les anciennes prophéties.
 
  Et le comble, n'était-ce pas Judas qui, à l?instant de le livrer, tenaillé par un remords sans fondement, s'était jeté à son cou et l?avait embrassé comme du bon pain... Après cette démonstration, bonjour la plausi­bilité !
  Heureusement, que les Romains interprétèrent ce ges­te comme un signe destiné à le leur désigner. Les rédacteurs des futurs Évangiles auraient du pain azy­me sur la planche... Cet imbroglio avait de quoi faire pâlir une armée de nègres, au sens littéraire du ter­me, cela s'entend. 
 
Vous ne lirez  plus jamais les évangiles de la même façon !                                

ISBN :978-2-917803-00-4

PRIX :  20.00 euros

                                           

 

Le Syndrome de la Pie voleuse

 
                                 
 
Max était hilare.

   Tu m'prends pour un gland ?

L'adolescent opta pour l'étonnement.

  Non, M'ssieur. c'est la vérité vraie. sur la tête de ma mère, même que...

Une baffe interrompit ses jérémiades.

  P'tit con ! Lança Max.

 Sympa comme nom. moi c'est Saïd !

Une Deuxième baffe lui tira les larmes des yeux.

 Mon morlingue et mon enveloppe ! Gronda Max.

Le môme ouvrit des yeux larges comme des plats à couscous.

  De quoi vous m'causez ?

  Mon portefeuille... et l'enveloppe ! Gueula Max.

 L?enveloppe ? Quelle enveloppe ? Y'a pas écrit la poste sur ma casquette, protesta le gamin.             

Max, sourit férocement et extirpa de sa veste un magnum qu'il colla sous le nez du môme :

 « Papy y devait pas avoir le sens de la plaisanterie, c'était un teigneux, un méchant qui se prenait pour Dirty Harry...y m?a braqué un vrai bazooka sous les trous d'aération ! »

 On va pas y passer le ramadan ! J'vais t'exploser la boîte à idées. mon enveloppe !    

  « Là, ça  été la panique totale. j'ai invoqué les Droits de l'Homme la Constitution, la Convention de Genève, et même la C.M.U. »

  Nique ta mère et ferme ta gueule ! Rugit Max.

 « Le monde à l'envers quoi ! Je dois faire un mauvais trip que je me suis dis. mais l'hallucination durait et comme il fallait bien se montrer à la hauteur... »

 

 

 
ISBN : 978-2-917803-03-5

PRIX : 20.00 euros

 
 
 
 

Le Comte de Saint-Germain

 
                          
 
   Qui fut le Comte de Saint-Germain ? Un Noble Voyageur, un missionné Rose-Croix, un alchimiste, un Immortel, ainsi que le veut la légende ? Son extrême longévité, pour l'époque, n'a pas peu contribué à entretenir cette vision populaire d'un personnage hors du commun. Pour les historiens, il fut, selon leur sensibilité, un diplomate ou un espion au service de la France, un beau parleur, un escroc ou un charlatan. La vérité est nettement moins tranchée.
   Les documents, dont nous disposons, prouvent de manière irréfutable que ce Comte ne fut pas un comte pour rire. Il vécut un temps dans l'intimité du roi Louis XV  lequel, d'un naturel sceptique et méfiant, n'accordait pas facilement sa confiance. Le rusé monarque appelait Monsieur de Saint-Germain «  Mon cousin », ce qui tendrait à prouver qu'il considérait son hôte comme appartenant à l'une des meilleures familles européennes.
  Démêlant le vrai du faux, faisant table rase des affabulations occultistes, Richard Khaitzine, au terme d'une enquête historique fouillée, nous livre l'identité réelle de l'homme le plus énigmatique du XVIIIe siècle qui, s'il y perd un peu de son aura mystérieuse, s'avère avoir été une figure attachante du passé, un érudit et un humaniste, l'un de ces êtres d'exception qui n'existent plus, parce qu'ils résultèrent d'une société à jamais révolue.
 
 
 ISBN :978-2-917803-01-1

PRIX : 24.00 euros

MediaDit®
EDITION. DIFFUSION
2, Rue d?Anjou 
53500 VAUTORTE

mediadit@gmail.com

Tél: ( 33 ) 0.243.987.150
    RCS Laval N°495.406.720
T.V.A.Intracom : FR 434995406720
SIRET: 49540672000013

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 12:51

Un extrait de mon premier Polar... histoire de vous donner envie d'en lire plus.

Le Syndrome de la Pie voleuse

Chapitre IX

Le repos troublé du guerrier

Max pénétra dans un magasin de lingerie féminine. Il en ressortit quinze minutes plus tard, tenant à la main un minuscule paquet-cadeau, orné d’un ruban frisotté comme un caniche qui sortirait du toilettage. Il se sentait d’humeur enjouée et, pour tout dire, un rien encline au libertinage.
« En dépit du merdier dans lequel je me débattais, le moral remontait… il n’était pas le seul ! Mais comme j’avais des bricoles à me faire pardonner, je m’étais fendu d’un petit cadeau pour Arté-Miss… »
Il s’éloigna, radieux, la tête emplie de visions d’un érotisme torride qui nécessite la pose du pudique carré blanc. Par conséquent, si vous brûlez d’envie d’assister aux ébats cérébraux de Max, il vous faudra vous rabattre sur votre imagination.
Il longea le boulevard et s’arrêta devant un immeuble en pierre de taille. Il composa le code, ouvrit la porte et pénétra dans le hall. Il se dirigea vers l’ascenseur. Un panneau était fixé sur la porte :

ASCENSEUR EN DÉRANGEMENT

Max secoua la tête, pesta contre « ces machins toujours en panne » et commença son ascension par les escaliers, montant les marches rapidement et ralentissant l’allure à mesure qu’il progressait. Il fut contraint de s’arrêter afin de reprendre son souffle. Il avait le visage congestionné. Avec les ans, la machine s’épuisait. Le disque dur était encore en bon état… le problème, résidait plutôt dans la détérioration des composants. Il contempla son paquet-cadeau. Il aurait peut-être dû lui acheter des roses… Il évacua ce scrupule aussi vite qu’il avait surgi… à une vitesse supersonique !
« Les roses c’est d’un ringard et puis j’en profite pas ! Alors autant offrir ce qui peut générer un plaisir partagé… n’est-ce pas ? »
Il poursuivit son ascension, en se ménageant. Ces escaliers n’en finissaient pas et il en vint à se demander s’ils menaient quelque part, un peu à la façon de ceux dessinés par ce gus, dont le nom lui échappait, mais qui devait être un agité du bocal, un compliqué du bulbe !
Il arriva au sixième étage. Sa face était rouge de l’effort fourni et il soufflait comme un bœuf asthmatique. Il s’appuya au mur d’une main. Haletant, il franchit les dernières marches et parvint devant la porte du logement d’Arté-Miss. Il frappa. La porte s’ouvrit.
— Coucou !
Arté-Miss le contempla d’un œil parfaitement inexpressif.
— Ah! C’est toi!
Dans l’encadrement de la porte, elle montrait un superbe œil au beurre noir.
« On pouvait pas dire qu’elle débordait d’enthousiasme ; il est vrai qu’elle arborait un sacré cocard en guise de maquillage! Faut croire, pourtant, qu’elle aussi était d’humeur câline… elle me laissa entrer… »
S’efforçant de contrôler sa respiration sifflante, ayant du mal à reprendre un rythme normal, Max désigna l’œil d’Arté-Miss.
— Pour ça… je suis désolé... tu sais que je t’aime ?
« Moi et ma grande gueule ! J’aurais mieux fait de glisser sur l’incident, car son visage se renfrogna. »
— Ah ! Ouais ! Et toi quand tu aimes tu cognes ? demanda-t-elle d’un ton revêche.
« Des réflexions pareilles ça vous déstabilise. Le terrain était verglacé et c’était pas le moment de perdre pied. J’en appelai à l’inspiration. »
Max prit la main d’Arté-Miss et la posa sur sa poitrine.
— Tu peux constater par toi-même… j’ai le palpitant qui débloque dès que j’t’aperçois… si c’est pas d’l’amour ?
Elle esquissa une moue dubitative, eut un haussement d’épaules éloquent.
— C’est pas l’amour…c’est l’cholestérol et l’emphysème !
« Je n’me laissai pas désarçonner pour autant, esquivai la tentation de polémiquer, même si j’étais persuadé que j’aurais fini par l’emporter, et lui tendit mon petit paquet. »
— Tiens c’est pour toi… histoire de me faire pardonner.
Arté-Miss, surprise, esquissa l’ébauche d’un sourire et Max afficha un air béat en songeant que les choses s’arrangeaient et surtout parce que, si elles s’arrangeaient, la soirée risquait d’être chaude. Cette perspective, réjouissante, il pouvait en sentir les effets se traduisant par un durcissement significatif. Elle défit le paquet-cadeau et son sourire se gela en contemplant le contenu. La soirée chaude commençait à virer à la Bérézina. Ce fut la retraite de Russie et… la débandade ! Arté-Miss adopta un air contrarié et agita, entre le pouce et l’index, un string, plutôt coquin et qui, en dépit du peu de tissu entrant dans sa fabrication, lui avait coûté la peau des fesses !
— Encore ! C’est le 17e ! On t’a jamais dit que les femmes aiment les fleurs ?
« J’aurais peut-être dû choisir les roses ! Restait plus qu’à éviter qu’elle m’envoie dessus ! Essayez de vous mettre en quatre pour leur faire plaisir! Elles sont jamais contentes ! Faut toujours qu’elles récriminent ! »
« Heureusement, il y a ce parking… pas celui des anges, chanté par Marc Lavoine, celui où se réconcilient les couples légitimes, ou non, ainsi que l’écrivait Léo Ferré, lequel avait le sens de la métaphore, voire même des synecdoques … je veux parler du plumard… le lit ! »

Après avoir joué à Tarzan et Jane, ils s’étaient endormis, lui du moins, car le mâle épuisé dormait, comme un bienheureux, tandis qu’Arte-Miss se tournait et se retournait dans le lit, au rythme d’une symphonie pathétique de ronflements sonores et intempestifs qui se manifestaient crescendo et decrescendo. Arté-Miss se mit sur le ventre et, excédée, se couvrit la tête de l’oreiller. Elle finit par glisser dans les bras de Morphée.

« Le subconscient c’est un truc bizarre ! Y’a des jours où on finirait par croire que l’esprit est supérieur à la matière. Cette nuit-là, je fus gratifié d’une vision… sans blagues ! »

Cela commença par un drôle de rêve, un rêve en couleurs qui, curieusement, adopta la forme d’un dessin animé. Max, du moins sa caricature, armé d’un gros calibre, tirait comme un forcené sur une grosse pie, affolée par les détonations. Le tireur éjecta le chargeur, en glissa un neuf dans son arme et recommença à flinguer. Max se réveilla en sursaut, se demandant où il était. À côté de lui, Arté-Miss grogna.
« C’était sans doute les escargots que j’avais mangés à midi… ces bestioles, elles devaient encore être vivantes, parce que j’avais l’impression qu’elles couraient un steeple-chase dans mon estomac ! »
Les gastéropodes devaient avoir franchi la ligne d’arrivée, car il finit par se rendormir. Ce fut alors que se produisit le phénomène. Il se traduisit par une succession de rapides flashes, au cours desquels il eut la vision fugitive d’une robe, en tissu bleu et blanc, tendue sur un ventre rond de femme enceinte…
« Comme l’auraient dit Papy Sigmund et ses réducteurs de têtes, j’étais atteint d’un curieux syndrome se traduisant par une vision récurrente virant à l’obsession… et le rêve se prolongea, me faisant revivre les événements qui constituaient la source de mes déboires présents… et futurs. »

Comme dans un film, la scène se déroulait selon le point de vue de Max. Elle était conforme à la réalité, à ceci près que les images se succédaient mais que la bande son était inexistante, ce qui lui conférait un aspect irréel. La rame était à quai, les portes s’ouvraient, des voyageurs descendaient, d’autres montaient et Max passait devant quelqu’un, à qui il ne prêtait aucune attention, et dont il ne voyait donc pas le visage. Il s’emparait du strapontin. Dans cette position assise, son champ de vision se limitait à une robe, de tissu bleu et blanc, tendue sur un ventre arrondi par la maternité. Max était bousculé par un homme qui courait. Il levait les yeux et apercevait, de dos, une femme, vêtue de bleu et de blanc assénant des coups de sac à main à l’homme. Il voyait ce dernier se saisir du sac et tirer de toutes ses forces. Les anses du sac se rompaient et le malfrat prenait la fuite avec son butin…

Les images se diluèrent. Dans le lit, Arté-Miss et Max dormaient. Dans son sommeil, Max s’agita, grogna. Il se retourna et, soudain, se dressa dans le lit, les yeux ouverts, ce qui le fit ressembler à Maxie, le boxeur sonné qui dormait sans fermer les mirettes dans Une femme modèle.
— Nom de Dieu… c’est cette salope! Hurla-t-il.
Arté-Miss fut brusquement tirée de son sommeil.
— Quel moustique t’a encore piqué ? Lui demanda-t-elle d’une voix endormie.
Max était déjà dans ses chaussettes. Il continua à se vêtir de bas en haut, fébrilement, pestant sur ces maudites boutonnières de chemise toujours trop étroites pour y entrer les boutons.
— C’est rien ! Je dois sortir…rendors-toi…
Cette recommandation eut le don de mettre Arté-Miss de mauvaise humeur.
— C’est facile à dire…je venais de m’endormir ! Lança-t-elle en insistant sur les derniers mots.
Mais, déjà, Max se ruait vers la sortie. La porte d’entrée claqua.
Arté-Miss, abasourdie, secoua la tête.
— Qu’est-ce qui lui a pris à ce fêlé ? C’est pourtant pas la pleine lune ! Ça doit être hormonal…l’andropause, sans doute… paraît qu’ils sont bizarres les mecs quand ça leur arrive !

Pour commander

MediaDit®
EDITION. DIFFUSION
2, Rue d’Anjou
53500 VAUTORTE
mediadit@gmail.com
Tél: ( 33 ) 0.243.987.150
RCS Laval N°495.406.720
T.V.A.Intracom : FR 434995406720
SIRET: 49540672000013

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 12:48

Y aurait-il de la déprime dans les rangs ministériels? Madame Lagarde ne nous gratifie plus de son sourire de façade. Depuis quelques jours son brushing "fait la gueule"! Il est vrai qu'elle a dû en rabattre. Il y a encore peu, Madame la Ministre claironnait triomphalement que la croissance nationale tournerait autour des 3%, puis elle rectifia à la baisse. A ce jour, les prévisions les plus optimistes flirtent dangereusement avec 0,3%. Y aurait-il eu une erreur de virgule?
Sarkozy vous avait promis qu'il irait chercher la croissance avec les dents, mais il y a un léger problème. En dépit du fait que le Président fasse un petit jogging, de préférence sous l'oeil complaisant des caméras- la croissance court plus vite que lui!
Le même s'était engagé à ne pas creuser le déficit budgétaire de la France. Mais, comme chacun le sait, les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Un paquet fiscal, accordé aux moins nécessiteux, plus tard, et alors que, naïvement, l'électorat lui réclamait de tenir sa promesse d'augmenter le pouvoir d'achat, Monsieur Sarkozy fit savoir que les caisses étaient vides. Et puis survint la crise et là, miracle! Il faut croire que l'Eternel  avait succombé aux charmes de l'utralibéralisme, car il fit pleuvoir sur les caisses vides de l'Etat une manne à rendre jaloux son peuple... celui de l'Ancien Testament.
Après ce coup d'éclat tous les espoirs sont permis et vous pouvez être certains que notre petit Moïse se rêve en thaumaturge. Et pourquoi pas en faisant s'ouvrir les flots de cet océan de... lachons le mot, de merde qui menace d'engloutir le monde capitaliste.
Je vous souhaite de vous armer de courage. 4 ans c'est long, très long, surtout quand se pose cette angoissante question: par qui le remplacer?


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 12:06

Le décès de l'acteur, annoncé comme consécutif à une pneumonie foudroyante, est-il à ajouter à de très nombreux autres et allonge-t-il la liste des morts suite à ce qui constitue un véritable scandale sanitaire sciemment occulté?
Ces dernières années, deux de mes amis proches, dont un médecin, sont décédés dans des circonstances similaires, non de l'affection dont ils souffraient mais parce qu'ils avaient contracté à l'hôpital ou à la clinique ce que l'on nomme une maladie nosocomiale. Ils avaient subi une infection due à un staphylocoque doré. Rappelons que c'est cette même bactérie qui avait déjà valu à Guillaume Depardieu d'être amputé d'une jambe.Les maladies nosocomiales sont extrêmement virulentes et, à ce jour, la médecine dispose d'un arsenal thérapeutique très limité et peu efficace.

Mais il y a encore plus dramatique. En effet, et j'en ai eu la preuve récemment, il arrive fréquemment que les malades infectés par cette bactérie soient transférés d'un établissement hospitalier dans un autre, au mépris de toutes mesures prophylactiques et sans que soit appliqué un principe de précaution minimum. Par suite ce staphylocoque doré se répand. Dans ce contexte alarmant, que faut-il penser de la politique de Madame Bachelot qui envisage de multiplier les transferts de patients? Face au danger que représente la perspective d'une véritable pandémie, une fois de plus nos élus font preuve d'une inconscience aberrante. S'agit-il de leur part d'incompétence ou de cynisme? A vous de juger!

 

Par richar khaitzine - Publié dans : news, santé et politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 17:54
 

À propos de la polémique relative à la lettre de Guy Moquet... qui, au demeurant, n'a aucun intérêt si ce n'est de créer une diversion en divisant les français. Ah! Machiavel que feraient nos politicards sans ton ouvrage "Le Prince"

Je me permets, en tant qu'intellectuel sans attaches politiques de rectifier ce qui m'a toujours semblé être une manipulation politique historique. IL est un peu trop schématique de toujours invoquer le pacte germano-soviétique en le sortant de son contexte.
Rappelons que lors de la réoccupation de la Rhénanie, en 1936, par Hitler, la France ne réagit pas. En 1938, lors de l'Anschluss, le rattachement de l'Autriche au IIIe Reich, il n'y eut aucune opposition internationale. Lors des accords de Munich, toujours en 1938, la France et l'Angleterre reconnurent l'annexion par l'Allemagne d'une part de la Tchécoslovaquie. Et ceci explique le fameux pacte germano-soviétique. Si Staline était une ordure, ce qui n'est plus à démontrer, il était loin d'être un imbécile. Il avait parfaitement compris que la Révolution de 1917 ayant eut lieu en pleine guerre, les alliés n'avaient pu l'empêcher. Ce sont ces mêmes pays qui réarmèrent l'Allemagne avec l'arrière pensée d'en finir avec le bolchévisme. Staline ayant compris que l'invasion de la Pologne, imminente serait suivie de celle de l'URSS s'est efforcé de gagner du temps.
Il y aurait beaucoup à dire sur les intérêts économiques de l'Angleterre et des Etats-Unis, ces derniers privilégiaient leur économie ainsi qu'en témoignent la clause cash and carry et la loi prêt-bail). Il est bon de rappeler que si les Etats-Unis entrèrent en guerre, en 1941, ce fut uniquement en raison du bombardement de Pearl-Harbor, bombardement qui fut une réaction du Japon à l'embargo les privant de pétrole (déjà!). La décision Anglo-américaine d'ouvrir un front européen ne fut prise qu'en nove.déc. 1943, sur la pression de L'URSS, laquelle avait contraint von Paulus a capituler dès le 2 février 1943. Par conséquent, les alliés n'avaient plus le choix. L'enjeu devenait la bataille de Berlin et surtout les archives qui s'y trouvaient, notamment les dossiers Also, au sein desquels selon le diplomate Richard Grandmaison, "on trouvait de l'Histoire à la pelle".
On n'insistera jamais assez sur cette chronologie qui a le mérite de remettre en place une vérité historique trop souvent manipulée...même si elle bouscule le politiquement correct", lequel s'apparente à du révisionisme...
Cordialement

Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 12:15
Bonjour à tous,

Autant vous le dire de suite, que la baballe soit ronde ou ovale, je m'en tape complètement étant convaincu depuis longtemps que le sport spectacle est l'opium moderne du peuple. Toujours est -il que Monsieur Laporte devrait... la prendre.
Une qui semble sur le point de franchir la porte élyséenne, c'est Cécilia Sarkozy... à elle toute seule, elle "plaque" mieux et plus vite que les Quinze de l'équipe de France.
Avouez qu'il aurait été dommage de louper cette reprise de volée!
Je vous adresse mon plus souriant "Cocorico"même si le coq national repart la queue entre les pattes!

P.S. Pour ceux qui l'ignoreraient, le coq était, chez les grecs, l'emblème d'Hermès, dieu des commerçants et... des voleurs. Dans cette pseudo République, laquelle s'enlise dans les scandales financiers à répétition, le coq de basse-cour n'aura jamais plus mérité  son rôle d'emblème...
Par Richard Khaitzine - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Commentaires Récents

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus