Samedi 22 septembre 2007
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Bien qu'étant un professionnel de l'écriture je ne suis inféodé à aucune chapelle, à aucun cercle, à aucun parti politique, à aucune
religion. Pourquoi? Parce que la liberté d'expression ne peut exister qu'à ce prix. Dès que l'on fait partie d'un groupe on en devient captif, ce que confirme l'expression "appartenir à
un groupe". En se diluant dans un rassemblement, tout esprit original perd son autonomie et sa latitude d'action. Accepter cela, c'est accomplir un premier pas en direction du formatage
philosophique imposé par la société, une société injuste, mensongère, hypocrite, démagogue, manipulatrice, qui ne survit qu'en raison de l'uniformité au sein de laquelle elle parvient à enfermer
les individus. Je sais bien que, dans différents domaines, dans différentes activités - y compris dans le domaine économique - on vous vante l'esprit de compétition, l'esprit de corps,
malheureusement le corps en question manque singulièrement d'esprit. Même si l'on vous a désappris certaines notions essentielles, soyez certains que la vie n'est pas
simplement ce dont on voudrait vous convaincre. L'Homme - et j'utilise ce terme au sens large- n'existe pas uniquement pour posséder toujours plus. Être est beaucoup plus important qu'
Avoir. Le Savoir faire vaut mieux que le faire savoir dont vous abreuve une certaine presse et les medias en général. Être est aussi plus essentiel que
paraître, et cela même si une certaine mode s'efforce de vous convaincre du contraire, en surfant sur la vague de la chirurgie esthétique, présentée comme une solution miracle pour
lutter contre le vieillissement. Nous vivons sous le règne de la dictature de l'image. Or toutes les philosophies, toutes les religions, une fois débarrassées du dogmatisme qui les pervertit,
affirment qu'accepter cette loi de la nature que constitue le vieillissement c'est le début de la sagesse. L'important n'est pas de se faire ravaler la façade, mais plutôt de pratiquer
un ménage intérieur. Et puis, comme l'on disait du temps de ma jeunesse - avec cette véracité et cette logique implacable du bon sens populaire - un coup de Ripolin n'a jamais
rien fait sur un mur qui s'effondre. Méditez cela.
Nous aurons l'occasion de revenir fréquemment et plus longuement sur ces réflexions au sein de ce blog, lequel a pour objet de vous aider à pratiquer un bouleversement des convictions qui
vous ont été inculquées aux "barres fixes d'un enseignement" figé et sclérosant qui, loin d'ouvrir les esprit, a pour résultante de provoquer uniquement de "douloureuses courbatures
intellectuelles". Vous êtes libres d'accepter ou non ma vision des choses, mes hypothèses de travail, et mes conclusions. Quant aux plus jeunes, avec cette certitude sur tout, qui caractérise
tellement cet âge de la vie, ils sont libres de penser que je suis un vieux con, pour autant qu'on soit toujours le "con" de quelqu'un. Mais, si par bonheur, je parviens à intéresser les plus
jeunes, à susciter chez eux un minimum de réflexion, à éveiller leur sens critique, je n'aurai pas échoué. À l'issue de toute une vie, j'ai acquis la conviction que j'ai trouvé un certain nombre
de réponses aux questions que je me posais et que devrait se poser tout être humain digne de ce nom. J'ai acquis également une certitude, c'est que je ne suis sûr de rien...pas même de mes
incertitudes!
Sur cette conclusion provisoire, je vous abandonne et vous souhaite une bonne soirée. Au cours de mon prochain message, je vous en dirai plus long sur ce que j'entends mettre en
ligne sur ce blog. J'y dresserai également une sorte d'inventaire - à la façon de l'écrivain Georges Perec - du type de "J'aime" et "je n'aime pas", ce qui vous permettra de faire
ma connaissance, puisque nos goûts et nos dégoûts nous dépeignent mieux que de longs discours...
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