Secrets d'alcôves- Fulcanelli et la cosmosphère de Richard Khaitzine

Publié le par Lydia Khaitzine

Secrets d'alcôves- Fulcanelli et la cosmosphère de Richard Khaitzine
Secrets d'alcôves- Fulcanelli et la cosmosphère de Richard Khaitzine

Parution du tome 1 et 2 :  le 30 novembre 2020 aux Editions Philomène- Alchimie

Un ouvrage majeur et inédit de Richard Khaitzine sur Fulcanelli et la cosmosphère, le résultat de toute une vie de recherches, les deux tomes sont disponibles dès à présent sur

 
Il y a des évènements qui ne passent pas inaperçus. Que dire de celui-ci : le dernier ouvrage de Richard Khaitzine décrivant tout un univers et les personnages ayant gravité autour de Fulcanelli. Nous vous laissons découvrir la préface de Christian Attard, et plonger dans la sphère de Fulcanelli.
 
Préface de Christian Attard
À celui qui a perdu un être cher, la compassion populaire assure que le temps arrange bien des choses. Il n’en est rien et il faut avoir éprouvé cette déchirure pour en être assuré. Non ! Le temps n’atténue pas la douleur de la séparation, seule l’acceptation d’une destinée commune et l’espérance de retrouvailles futures adoucissent notre peine.
Ainsi, nombreux furent ceux qui eurent la tristesse d’apprendre le départ de Richard Khaitzine, le 9 décembre 2013. Nombreux aussi, parmi les siens et ses amis, savent que son Esprit demeure désormais « au sein de l’Unité, dans l’immobilité de l’éternel présent ». Cette conviction est étrangement renforcée par l’édition de cet ouvrage par lequel notre ami est bien là, à nos côtés, au temps présent de sa lecture, constituant en quelque sorte ces retrouvailles tant attendues.
Nous l’entendons, de sa belle voix chaude et posée, s’exprimer avec sa clarté coutumière. Nous retrouvons avec plaisir son immense érudition, sa faconde, ses convictions assurées, inchangées, renforcées même. Il poursuit ses recherches, tançant parfois avec vivacité ses contemporains pour leurs compromissions, leurs bassesses ou leur lâcheté. Mais sans se départir de cet humour, de cette finesse qui assuraient sa correction.
On peut, bien sûr, ne pas partager certaines idées avancées ici, remettre en question certaines approches mais il est impossible de ne pas reconnaître à l’auteur de la Langue des Oiseaux et de tant d’autres ouvrages aujourd’hui de référence, l’immense travail de défricheur qu’il a accompli.
Avec lui, nous allons donc nous replonger dans un fascinant voyage temporel. De ce présent où il demeure désormais, il nous invite à visiter le passé d’un XIXe siècle finissant, d’un XXe naissant, n’hésitant pas parfois à évoquer le futur peu réjouissant qui nous attend.
Bien que rédigé avant le tome III de la Langue des Oiseaux, consacré à l’énigmatique Raymond Roussel, de très nombreuses informations, de fascinantes pistes s’ouvrent ici. Richard nous guide d’un esprit alerte à travers le labyrinthe des courants ésotériques, artistiques et littéraires occidentaux, dresse le tableau complet des alchimistes ayant atteint leur insigne but et surtout, continue sa quête inlassable de la véritable identité de l’énigmatique Fulcanelli.
Tant d’ouvrages déjà à ce propos ! Pourrions-nous penser. Mais si peu qui, comme celui-ci, ont pris la peine d’étudier avec finesse la personnalité profonde de l’auteur du Mystère des Cathédrales ou des Demeures philosophales, de le resituer dans son époque. Si peu qui nous offrent toutes les données historiques, littéraires et philosophiques, le climat sociologique des temps que l’Adepte traversa. Seule l’immense érudition de Richard Khaitzine pouvait l’autoriser à dresser un tel panorama.
Mais d’autres lectures s’ouvrent ici avec à un effet kaléidoscopique que n’aurait pas sûrement pas renié Irène Hillel Erlanger. Car Richard, s’il dévoile beaucoup de ses auteurs préférés, d’une époque où il semble avoir lui-même vécu, se livre aussi à travers eux.
Nous apprenons ainsi son dur combat contre l’enseignement officiel, son éveil à ces « singularités observables, tant en littérature, qu’en sculpture ou en peinture ». Nous le suivons sur le chemin qu’il a parcouru pour devenir ce « chercheur à l’esprit libre de tout dogme ». Nous partageons ses découvertes « d’un univers artistique étrange et fascinant, insoupçonné du commun des mortels ». Nous remontons avec lui « ce courant souterrain qui doublerait le monde apparent des arts ».
Voilà donc un ouvrage passionnant d’un auteur que l’on assure décédé et qui est pourtant très loin d’avoir dit son « dernier mot » !
Christian Attard.
 
 
 
 
 
 
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